<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0">
  <channel>
    <title>Londres</title>
    <link>http://bonjourlondres.com/</link>
    <description>Londres guide london FRANCAIS angleterre francophones Londres français londres emploi , belges ,suisse ,petites annonces ,Expatriés francophones Londres français londres emploi , belges ,suisse ,petites annonces ,actualité , billets ,Uk</description>
    <lastBuildDate>Fri, 04 Jul 2008 14:06:57 +0200</lastBuildDate>
    <docs>http://backend.userland.com/rss/</docs>
    <generator>XOOPS</generator>
    <category>News</category>
    <managingEditor>londoniens at yahoo dot co dot uk</managingEditor>
    <webMaster>londoniens at yahoo dot co dot uk</webMaster>
    <language>fr</language>
        <image>
      <title>Londres</title>
      <url>http://bonjourlondres.com/images/logo.gif</url>
      <link>http://bonjourlondres.com/</link>
      <width>144</width>
      <height>80</height>
    </image>
            <item>
      <title>Londres veut déployer 7 000 éoliennes dans le pays</title>
      <link>http://bonjourlondres.com/modules/news/article.php?storyid=68</link>
      <description>Gordon Brown a présenté hier un plan de plus de 120 milliards d&#039;euros pour faire passer la part du renouvelable à 15 % de l&#039;énergie totale en 2020.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier Gordon Brown a présenté jeudi un ambitieux programme destiné à multiplier par dix l&#039;importance des énergies renouvelables au Royau­me-Uni par rapport au niveau de 2006. Cette «révolution verte» nécessitera des investissements à hauteur de 100 milliards de livres sterling (126 milliards d&#039;euros) sur douze ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L&#039;ampleur du plan exigera l&#039;installation de 7 000 nouvelles éoliennes, dont 3 000 en mer, et envisage une immense usine marémotrice dans l&#039;estuaire de la Severn, au sud du Pays de Galles, capable de fournir 5 % de l&#039;électricité du Royaume-Uni. L&#039;annonce est quelque peu une surprise, car Gordon Brown était connu pour ses réserves vis-à-vis des énergies renouvelables, et notamment sur l&#039;éolien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«L&#039;augmentation de la part des énergies renouvelables jouera un rôle crucial dans le traitement du changement climatique et la réduction de notre dépendance au pétrole et au gaz», a affirmé John Hutton, ministre de l&#039;Industrie. Les deux autres moyens d&#039;actions déjà annoncés par le gouvernement britannique pour atteindre ces objectifs sont la relance du nucléaire et le développement d&#039;une filière de centrales à charbon «propres».&lt;br /&gt;Mesures fiscales&lt;br /&gt;D&#039;après John Hutton, cette initiative devrait permettre de créer 160 000 emplois en Grande-Bretagne, tout en réduisant de 7 % la dépendance énergétique du pays. Mais il reconnaît que le nombre d&#039;éoliennes nécessaires pour atteindre les objectifs affichés représente « un défi majeur pour les entreprises britanniques ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Londres s&#039;est fixé l&#039;objectif de porter à 15 % en 2020 la part de l&#039;énergie totale (électricité, chauffage et transport) issue de sources renouvelables. Le niveau actuel est un peu inférieur à 5 %, mais progresse régulièrement grâce à l&#039;installation de centrales éoliennes offshore. D&#039;après le gouvernement, la part de l&#039;énergie renouvelable n&#039;était que de 1,5 % en 2006. L&#039;énergie du vent a dépassé pour la première fois cette année la contribution de l&#039;hydroélectricité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L&#039;idée d&#039;installer 4 000 nouvelles éoliennes sur le territoire britannique a toutefois fait bondir les associations de protection du paysage, très attachées au caractère traditionnel de la campagne anglaise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ambitieuse qu&#039;elle soit, la stratégie mise en avant par Gordon Brown n&#039;est pour le moment qu&#039;une feuille de route peu détaillée qui fait encore l&#039;objet de consultations publiques. Alan Duncan, le porte-parole du Parti conservateur pour l&#039;industrie, a d&#039;ailleurs dénoncé cette nouvelle consultation qui entraîne « de nouveaux délais après une décennie d&#039;hésitations » par le gouvernement travailliste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme dans le cas du plan de relance du nucléaire annoncé en début d&#039;année, le gouvernement n&#039;envisage pas d&#039;investissements publics massifs. Il compte laisser l&#039;initiative aux entreprises privées, en les incitant à passer à des technologies non émettrices de CO2 grâce à une palette de mesures fiscales et réglementaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La principale mesure serait l&#039;obligation pour les producteurs d&#039;électricité d&#039;utiliser entre 30 % et 35 % d&#039;énergies renouvelables d&#039;ici à 2020. Le gouvernement prévoit aussi des aides pour encourager l&#039;installation de panneaux solaires, à la fois pour le chauffage et la production d&#039;électricité, pour les particuliers et les entreprises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certaines associations de consommateurs craignent que le passage au renouvelable ne se traduise par une hausse des factures d&#039;électricité. Le gouvernement explique qu&#039;au contraire, avec un pétrole déjà à 140 dollars le baril, cela ne devrait entraîner qu&#039;une hausse modérée d&#039;ici à 2020.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source: La presse canadienne</description>
      <pubDate>Sat, 28 Jun 2008 11:24:22 +0200</pubDate>
      <guid>http://bonjourlondres.com/modules/news/article.php?storyid=68</guid>
    </item>
        <item>
      <title>Grand concert et pléiade de stars à Londres pour les 90 ans de Mandela</title>
      <link>http://bonjourlondres.com/modules/news/article.php?storyid=67</link>
      <description>LONDRES  Devant plus de 40.000 personnes, Amy Winehouse, Will Smith ou Annie Lennox ont célébré vendredi soir à Londres les 90 ans de Nelson Mandela lors d&#039;un grand concert à Hyde Park. L&#039;ancien président sud-africain a appelé les nouvelles générations à reprendre le flambeau et lutter contre la pauvreté, la maladie et l&#039;oppression dans le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce concert rend hommage au prix Nobel de la Paix qui fêtera ses 90 ans le 18 juillet prochain. Il fait aussi écho au grand concert du stade de Wembley, organisé il y a 20 ans, à l&#039;occasion de ses 70 ans, pour réclamer la libération du symbole de la lutte contre le régime de l&#039;apartheid en Afrique du Sud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L&#039;ancien président sud-africain, qui a reçu la plus forte ovation de la soirée, a assuré à la foule que le concert de 1988 avait changé les choses. &quot;Mais même si nous faisons la fête, rappelons-nous que le travail est loin d&#039;être terminé&quot;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Partout où il y a la pauvreté et la maladie, y compris le sida, partout où les êtres sont opprimés, il y a encore du travail à faire&quot;, a-t-il ajouté. &quot;Notre travail, c&#039;est la liberté pour tous&quot;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Nous disons aujourd&#039;hui, après 90 ans de vie, il est temps que de nouvelles mains reprennent le flambeau. Il est dans vos mains désormais&quot;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L&#039;acteur américain Will Smith officiait comme maître de cérémonie pour ce concert qui a réuni entre autres le groupe britannique Razorlight, le chanteur américain Josh Groban et le choeur de gospel de Soweto, ainsi qu&#039;Annie Lennox, qui avait participé au concert de 1988 avec le groupe Eurythmics, la star du reggae Eddy Grant et des stars de la musique en Afrique dont Johnny Clegg, Emmanuel Jal et Papa Wemba.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amy Winehouse, dont la participation était incertaine après son hospitalisation la semaine dernière à la suite d&#039;un malaise chez elle, a finalement pu se produire sur scène. Elle a chanté deux de ses tubes, &quot;Rehab&quot; et &quot;Valerie&quot;, avant de revenir pour la fin du concert et mener avec les autres artistes la reprise de l&#039;hymne des Specials de 1984, &quot;Free Nelson Mandela&quot; (libérez Nelson Mandela).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les bénéfices du concerts, dont les organisateurs espéraient qu&#039;il attirerait 46.664 personnes, iront à 46664, l&#039;association de lutte contre le sida baptisée du numéro de matricule de Nelson Mandela en prison pendant ses années de détention.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cette soirée londonienne fraîche et venteuse, beaucoup de spectateurs disaient être surtout venus pour voir Nelson Mandela.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Depuis qu&#039;à l&#039;université, il y a 35 ans, j&#039;ai découvert les injustices en Afrique du Sud, j&#039;ai toujours voulu rencontrer Nelson Mandela&quot;, expliquait Sheelagh Leith, 51 ans. Makhauta Leimo, 38 ans, originaire d&#039;Afrique du Sud, rappelait que Mandela &quot;est la personne qui nous a appris à pardonner. C&#039;est notre héros et notre source d&#039;inspiration&quot;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le guitariste de Queen Brian May qui participait au concert, &quot;il s&#039;agit de faire passer le message de Nelson Mandela à la prochaine génération&quot;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nelson Mandela, qui se rend fréquemment à Londres, passe depuis lundi une semaine de festivités dans la capitale britannique pour ses 90 ans. Mercredi, il a participé à un dîner avec le Premier ministre britannique Gordon Brown, l&#039;ancien président américain Bill Clinton, et l&#039;acteur Robert De Niro entre autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nelson Mandela a été officiellement libéré en 1990 après 27 ans derrière les barreaux. Il est devenu le premier président noir d&#039;Afrique du Sud en 1994. Il a pris sa retraite politique en 1999 et s&#039;est consacré depuis à la lutte contre le SIDA.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur Internet: &lt;a href=&quot;http://www.46664.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;www.46664.com&lt;/a&gt; </description>
      <pubDate>Sat, 28 Jun 2008 11:22:24 +0200</pubDate>
      <guid>http://bonjourlondres.com/modules/news/article.php?storyid=67</guid>
    </item>
        <item>
      <title>Minitraité : Londres écarte le référendum</title>
      <link>http://bonjourlondres.com/modules/news/article.php?storyid=66</link>
      <description>La justice britannique a rejeté le recours d&#039;un millionnaire eurosceptique qui voulait contraindre Gordon Brown à organiser un référendum. Il entend faire appel, mais a peu de chance d&#039;être entendu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«La requête est rejetée» : c&#039;est par cette phrase de la Haute Cour de Londres que l&#039;homme d&#039;affaires eurosceptique Stuart Wheeler s&#039;est vu signifier mercredi le rejet de son recours contre la ratification du traité européen de Lisbonne par voie parlementaire. En prenant cette décision, la justice britannique a donc levé le dernier obstacle sur la voie de la ratification du minitraité par la Grande-Bretagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A travers cette procédure, le millionnaire de 73 ans, proche des conservateurs, entendait contraindre Gordon Brown à abandonner un vote au parlement, au profit d&#039;un référendum.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Stuart Wheeler avait basé son action en justice sur la promesse du Parti travailliste d&#039;organiser un référendum sur la défunte Constitution européenne, avant qu&#039;il soit rejeté en 2005 par les électeurs français et néerlandais. Mais Gordon Brown n&#039;a finalement pas jugé nécessaire d&#039;en organiser un sur ce traité «simplifié» arguant que ce texte était fondamentalement différent de l&#039;ancienne Constitution rejetée par la France et les Pays-Bas en 2005.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une déclaration écrite, les juges Stephen Richards et Colin Mackay ont observé «que la requête manquait de substance et qu&#039;elle devait être rejetée».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Stuart Wheeler n&#039;entend pas en rester là et déclare vouloir faire appel de cette décision. Un appel qui, à en croire les deux juges, n&#039;a «pas de perspectives de succès», et qui pourrait même ne pas être examiné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Les juges se sont rangés»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vendredi dernier, le juge David Richards avait exprimé la «surprise» du tribunal après la ratification du traité adopté deux jours plus tôt en dernière lecture par la chambre des Lords puis formellement approuvé jeudi par la reine Elizabeth II.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gouvernement avait accepté de suspendre le processus de ratification dans l&#039;attente du jugement de la Haute cour de Londres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mercredi matin, le secrétaire d&#039;Etat aux Affaires européennes Jim Murphy s&#039;est immédiatement félicité de cette décision des juges de la Haute cour, «qui se sont très clairement rangés du côté du gouvernement».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour que la procédure soit complète, Londres doit encore déposer les «instruments de ratification» à Rome où la Communauté économique européenne a été fondée en 1957, au plus tard en décembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seule l&#039;Irlande était tenue par sa Constitution d&#039;organiser un référendum: le 12 juin, les électeurs ont voté «non» à 53,4%. Le processus de ratification dans les autres Etats ne s&#039;est pas arrêté pour autant et le Royaume-Uni est devenu quelques jours plus tard le 19ème pays à franchir cette étape.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le figaro</description>
      <pubDate>Wed, 25 Jun 2008 17:15:06 +0200</pubDate>
      <guid>http://bonjourlondres.com/modules/news/article.php?storyid=66</guid>
    </item>
        <item>
      <title>Les Français sous pression à Londres</title>
      <link>http://bonjourlondres.com/modules/news/article.php?storyid=65</link>
      <description>Observateur privilégié du marché de lemploi dans la capitale britannique, Nicolas Metalnikoff vit depuis 7 ans sur les rives de la Tamise. Comme beaucoup, il nétait venu au départ que pour quelques mois. Nicolas Metalnikoff, né à Hyères, dans le Var, venu une première fois en Grande-Bretagne pour parfaire son anglais, entre un DUT « Tech de Co » et une licence en « business administration » était, entre temps, reparti en Finlande. De retour en France, il ne trouve pas sa place et senvole pour Londres. Nous sommes fin 2000. Là, il commence par des petits boulots : la plonge dans les restaurants puis la vente délectricité et de gaz en porte à porte, payé à la commission, avant dentrer au centre Charles Péguy, une agence de placement pour les Français de Londres. De consultant emploi, il devient rapidement directeur, avec une équipe de 18 personnes et trois bureaux à Londres et Dublin. « Ca a été dur pendant les deux premières années, se souvient le jeune homme, la 3eme a été beaucoup plus simple, alors je me suis cherché un nouveau challenge, cette fois pas dans un environnement français. » Après une expérience dans une agence de recrutement anglaise comme « account manager », son job était de développer la clientèle. « Dans le recrutement, il y a une question de personnalité. Quand on démarche les entreprises, cest plutôt un avantage dêtre français. » Nicolas travaille aujourdhui pour une troisième société anglaise, toujours dans le business du recrutement, spécialisée dans la comptabilité et la finance. « Avec la crise immobilière américaine, le mot dordre, cest un peu « wait and see » à la City, constate-t-il. Il y a du travail, mais moins de « permanent positions » (CDI). Tant que les sociétés nen ont pas besoin, elles nembauchent pas. Les banques veulent laisser passer lété voir si léconomie ne chute pas. » Avec moins de 2% de croissance annoncée cette année en Grande-Bretagne, Nicolas Metalnikoff conseille, encore plus aujourdhui, aux Français de se préparer pour venir tenter leur chance à Londres. Dautant que « depuis quelques années, ajoute-t-il, il y a une concurrence extrêmement dure des pays de lEst, des Polonais avec un bon niveau anglais. Pour eux, venir à Londres, cest une énorme chance. Ils ne refusent pas de travailler et de faire des heures, alors quen France, on a pris lhabitude dun certain système, au niveau des horaires et des conditions de travail. Il faut être compétent et ne pas avoir peur de commencer par de petits boulots » Nicolas Metalnikoff vit depuis quelques semaines à « Swiss Cottage », dans le nord de Londres, depuis quil a du rendre lappartement du centre Charles Péguy à Soho, en plein centre ! Son temps libre, il le partage entre deux « charities » françaises : une société de bienfaisance tournée vers laide sociale aux personnes âgées démunies et aux détenus et le dispensaire français de Londres, axé sur les soins médicaux aux personnes à faible revenus. « Jai besoin de rester dans un environnement associatif, explique Nicolas, si je peux aider, passer du temps, ça fait partie de ma philosophie. » Le jeune homme est aussi président de lassociation de football de lambassade de France. Léquipe vient dêtre sacrée deux années de suite championne de la Ligue diplomatique, ce qui nétait plus arrivé depuis six ans !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par Emmanuel Langlois&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.france-info.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;www.france-info.com/&lt;/a&gt;</description>
      <pubDate>Sat, 21 Jun 2008 09:13:38 +0200</pubDate>
      <guid>http://bonjourlondres.com/modules/news/article.php?storyid=65</guid>
    </item>
        <item>
      <title> Londres et Prague bloqueront-ils le traité de Lisbonne?</title>
      <link>http://bonjourlondres.com/modules/news/article.php?storyid=64</link>
      <description>Deux autres pays sont susceptibles de faire obstacle à l&#039;entrée en vigueur du traité de Lisbonne: le Royaume-Uni (qui doit se prononcer ce mercredi) et la République tchèque. Surtout, appeler les Irlandais à revoter serait moins facile qu&#039;il n&#039;y paraît.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; De la baraka et de la finesse, c&#039;est ce dont Nicolas Sarkozy et Angela Merkel auront besoin dans les prochaines semaines pour sortir de la crise politique enclenchée par le non irlandais au traité de Lisbonne et mettre en place le plan de sauvetage franco-allemand. Le couple Paris-Berlin doit espérer faire tenir trois digues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au Royaume-Uni, d&#039;abord. Le processus de ratification est en cours à la Chambre des lords, qui devait se prononcer ce mercredi 18 juin, le texte ayant déjà été adopté aux Communes. Mais les pressions sont très fortes pour que le gouvernement de Gordon Brown suspende le processus après ce vote, comme il en a le pouvoir. Ce qui ravirait les Britanniques : selon un sondage paru la semaine dernière, 51 % d&#039;entre eux rejetteraient le traité et 28 % seulement l&#039;approuveraient s&#039;ils étaient consultés par référendum. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Royaume-Uni: Brown a tendance à juger dépassée la construction européenne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L&#039;opposition conservatrice a lancé une offensive en ce sens, appuyée par la lourde artillerie des médias du magnat australo-américain Rupert Murdoch, jadis favorables à Tony Blair et qui ont basculé dans le camp du conservateur David Cameron. La droite britannique a beau jeu de rappeler au Premier ministre que le Labour s&#039;était engagé initialement à passer par la voie référendaire, comme le souhaitaient d&#039;ailleurs, à en croire les sondages, 75 % des Britanniques. Même certains libéraux démocrates, favorables au traité, reconnaissent désormais qu&#039;il sera difficile d&#039;aller de l&#039;avant après le non irlandais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, du point de vue anglais, le traité de Lisbonne est un bon compromis. Ce qui pouvait attenter à la souveraineté chatouilleuse d&#039;Albion a été retiré (les symboles : drapeau, hymne, etc.) ou ne s&#039;imposera pas au royaume (la charte, les politiques communes en matière de justice et de police). Mais les conservateurs jouent sur le ressentiment profondément enraciné d&#039;une opinion chauffée à blanc par la presse Murdoch ainsi que par les gaspillages et petits scandales bruxellois montés en épingle de l&#039;autre côté de la Manche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Politiquement affaibli, au plus bas dans les sondages (au niveau d&#039;un Chamberlain dans les années 1930 !), Brown, qui, ces derniers mois, a souvent tourné casaque sur de nombreux dossiers en fonction des fluctuations de l&#039;opinion, peut-il tenir ? Ne sera-t-il pas tenté de marchander son appui à ses partenaires européens contre des concessions sur la réforme de la politique agricole commune ou les négociations sur le commerce mondial ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n&#039;a jamais caché son faible appétit pour les affaires du continent. La construction européenne, il a tendance à la juger dépassée dans le monde ouvert à la globalisation d&#039;aujourd&#039;hui. A la différence d&#039;un Blair, europhile par culture, cet intellectuel cherche son inspiration plutôt chez les démocrates américains et les universitaires de Nouvelle-Angleterre, où il aimait passer ses vacances avant de rejoindre le 10 Downing Street. Même après la ratification du texte par les Lords, il suffirait que Prague, à son tour, bloque pour que Londres saute sur l&#039;occasion et referme le couvercle du cercueil sur le traité mort-né.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;République Tchèque: Vaclav Klaus rêve d&#039;une Europe réduite à un grand marché&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout se jouera donc peut-être à Prague. Le très libéral président Vaclav Klaus n&#039;a jamais fait mystère de ses réticences à l&#039;égard du traité de Lisbonne. Thatchérien, il rêve d&#039;une Europe réduite à un grand marché. Il s&#039;est empressé de prononcer l&#039;arrêt de mort du traité après le verdict du peuple irlandais. « Laissons les gens qui vivent sur le continent européen être tchèques, polonais, italiens, danois, et ne faisons pas d&#039;eux des Européens. C&#039;est un projet erroné », déclarait-il le 16 juin. Il est le seul des chefs d&#039;Etat et de gouvernement à avoir pris une telle position publique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu&#039;à présent, il s&#039;était engagé à promulguer le traité, une fois que le Sénat l&#039;aurait approuvé. La Chambre haute l&#039;a envoyé à la Cour constitutionnelle, qui est en train de vérifier sa conformité. Klaus pourrait peut-être laisser faire, s&#039;il obtenait des concessions du gouvernement dans l&#039;actuel projet de loi sur les médias débattu au Parlement national.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, si Londres et Prague tiennent, il faudra faire revoter les Irlandais, dans les deux ans qui viennent. Mais la marge de manoeuvre du Taoiseach (le titre, en gaélique, du Premier ministre irlandais) est limitée. Voilà seulement six semaines que Brian Cowen a succédé au très populaire Bertie Ahern, artisan des « dix dernières glorieuses », le miracle celtique, mais empêtré dans un scandale de corruption. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Irlande: Brian Cowen fera-t-il revoter ses citoyens?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré une popularité personnelle élevée dans l&#039;opinion, il lui reste à prouver son leadership. Or les médias irlandais établissent déjà un parallèle entre son possible destin et la trajectoire de son voisin le Britannique Gordon Brown : longtemps relégué au second rôle derrière un chef de gouvernement flamboyant, il parvient enfin au sommet... pour être aussitôt frappé par un ralentissement économique inattendu et brutal, et par la déveine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car, en Irlande, l&#039;humeur nationale a basculé en quelques semaines. Pour la première fois depuis une génération, l&#039;économie ne croît plus à un rythme annuel de 4 ou 5 %. Les prix de l&#039;immobilier, jusqu&#039;alors perpétuellement poussés à la hausse - ce qui permettait aux ménages de s&#039;endetter afin de consommer toujours plus - ont commencé à chuter. Et nul ne s&#039;aventure à dire jusqu&#039;où... L&#039;inflation a bondi, rognant le pouvoir d&#039;achat, et cela au moment précis où les entreprises de l&#039;île, fortement dépendantes de la conjoncture américaine, voient leur activité baisser et commencent à licencier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Signe de ce nouveau pessimisme, les acquéreurs se sont évanouis sur le marché de l&#039;immobilier dublinois. Les chantiers de construction débauchent, les acquéreurs potentiels étant étranglés par la brutale contraction du crédit bancaire. Ainsi, l&#039;ambassade de France n&#039;a toujours pas trouvé d&#039;acheteur pour sa prestigieuse résidence mise en vente voilà quelques mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un tel contexte, la bataille pour les institutions européennes paraît très éloignée des préoccupations quotidiennes des Irlandais. L&#039;ampleur de leur non - 53,4 % - a donc surpris le gouvernement, d&#039;autant que le taux de participation (53 %) est relativement élevé pour un tel sujet en Irlande. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le débat européen reste dépendant des contextes nationaux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce refus s&#039;explique, bien sûr, par l&#039;accumulation des actions engagées par différents lobbys sur des questions spécifiques. Mais il reflète surtout un divorce croissant entre le peuple et des élites jugées coupées de la réalité quotidienne. Les Irlandais se sont révoltés contre la condescendance de leurs dirigeants et des ministres européens (la calamiteuse admonestation de Bernard Kouchner estimant que les Irlandais ne pouvaient pas dire non après avoir reçu tant d&#039;argent de l&#039;Europe...). On leur dictait leur vote alors même que leur chef de gouvernement reconnaissait benoîtement ne pas avoir lu le traité dans son intégralité !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S&#039;il s&#039;agit bien d&#039;une rupture du contrat de confiance, Cowen peut-il prendre le risque de laisser le fossé s&#039;élargir en acceptant un second référendum ? Ce fut la solution adoptée après le rejet du traité de Nice. Mais les conditions étaient différentes : la participation avait été faible et, depuis, les Irlandais ont constaté que les électeurs français et néerlandais avaient échappé à l&#039;obligation de revoter...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà, les médias de l&#039;île mettent en relief la pression des « deux grands » (France et Allemagne) sur la « petite Irlande ». La nation de Jonathan Swift, le créateur des Lilliputiens, s&#039;est toujours flattée de tenir tête aux grands, comme l&#039;atteste la longue guerre d&#039;indépendance contre l&#039;empire britannique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, les Vingt-Six peuvent-ils châtier les Irlandais, qui ont été les seuls Européens directement consultés sur le traité ? C&#039;est pour chacun de ces pays courir un énorme risque chez eux : celui de voir les eurosceptiques relever la tête et hurler au déni de démocratie. Nicolas Sarkozy l&#039;avait lui-même affirmé, en privé, à Bruxelles il y a quelques mois : s&#039;il y avait eu référendum en France sur le traité de Lisbonne, il est probable que le non l&#039;aurait emporté. En France, mais aussi ailleurs en Europe, à l&#039;exception de l&#039;Espagne et du Luxembourg.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, le chantage visant à menacer l&#039;Irlande d&#039;isolement ne pourrait rallier, s&#039;il était sérieusement envisagé, l&#039;approbation des Britanniques et des Scandinaves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelque paroissial qu&#039;il puisse paraître, le message des électeurs irlandais envoyé à leurs élus ne souffre aucune ambiguïté : c&#039;est du pouvoir d&#039;achat et de la croissance qu&#039;il faut s&#039;occuper ici et maintenant. Pas de ce qui se trame à Bruxelles. Sauf à voir la révolte populaire déboucher aux prochaines élections générales sur un rejet massif au profit du vieux concurrent, le Fine Gael, l&#039;autre parti de centre droit irlandais. Pourquoi Brian Cowen devrait-il alors dilapider son énergie dans les prochains mois à sauver le texte de Lisbonne quand c&#039;est sa propre survie politique qui est en jeu ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus que jamais le débat européen reste dépendant des contextes nationaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source: &lt;a href=&quot;http://www.lexpress.fr&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;www.lexpress.fr&lt;/a&gt;</description>
      <pubDate>Thu, 19 Jun 2008 13:47:27 +0200</pubDate>
      <guid>http://bonjourlondres.com/modules/news/article.php?storyid=64</guid>
    </item>
      </channel>
</rss>